Les notes de cuir apparaissent surtout dans certains vins rouges évolués et font partie des arômes dits tertiaires. Elles se développent au cours de l’élevage et du vieillissement à partir de transformations complexes des composés déjà présents dans le vin.
Qu’est-ce qu’un arôme tertiaire ?
Les arômes primaires sont associés notamment au raisin, les arômes secondaires à la fermentation et à la vinification. Avec le temps apparaissent d’autres nuances : cuir, sous-bois, tabac, champignon, fruits secs ou épices.
Quels vins peuvent sentir le cuir ?
On rencontre souvent ce descripteur dans des rouges ayant quelques années d’évolution : Bordeaux, Rioja, certains Sangiovese, Syrah ou Nebbiolo peuvent développer ce registre selon leur style et leur conservation.
Le cuir est-il un défaut ?
Pas nécessairement. Une nuance de cuir intégrée à un bouquet complexe peut être recherchée. En revanche, un caractère animal excessif qui masque le fruit peut signaler une altération microbiologique ou un style très marqué.
Comment apprendre à le reconnaître ?
Comparez le vin à des références olfactives réelles : cuir propre, tabac sec, sous-bois. L’objectif est de construire progressivement une mémoire olfactive cohérente.
Cette vidéo générale sur la dégustation et les arômes complète utilement l’exercice :
Pour progresser, consultez aussi notre guide sur la dégustation et la reconnaissance des arômes.
FAQ
L’odeur de cuir est-elle ajoutée au vin ?
Non. Elle résulte de composés aromatiques et de leur évolution au cours du vieillissement.
Le cuir indique-t-il forcément un vieux vin ?
Il est plus fréquent dans les vins évolués, mais l’âge seul ne suffit pas.
Une odeur animale est-elle toujours normale ?
Non. Certaines nuances participent à la complexité, mais un caractère dominant peut parfois être lié à une altération.